La ville en toutes lettres. Tours et ses correspondances.

C’est au​​ xve siècle que la ville se constitue comme un organe de gouvernement local, avec ses administrateurs (les échevins), ses ressources (les taxes et impôts), ses outils (la​​ police urbaine). Mais l’un des instruments de gouvernement, à la fois le plus pratiqué hier et le plus méconnu aujourd’hui, est la lettre : la ville écrit, reçoit du courrier et archive cette production.

L’exposition​​ La ville en toutes lettres​​ propose un parcours dans la riche documentation épistolaire de la ville de Tours. On y contemplera quelques beaux spécimens de lettres de rois, de lettres échangées avec d’autres villes sur des sujets d’actualité (la mort d’Henri IV par exemple), des lettres de quidam​​ qui n’en sont pas tout à fait (comme Ronsard). On admirera les sceaux, les papiers et parchemins, les pliures, les écritures. On traversera l’histoire de Tours dans une période mouvementée (guerres de Bretagne, guerres d’Italie, guerres de religion), comme aussi dans l’ordinaire de son activité municipale. On comprendra comment la ville s’est construite, par sa correspondance, comme un intermédiaire indispensable entre le roi et ses sujets, entre les grandes figures de la noblesse et en relation avec les autres villes du royaume. C’est autour de la lettre que la ville a élaboré son identité politique.

 

Rendez-vous à la chapelle Saint-Libert, au 36-37 avenue André Malraux, à Tours (cf.​​ plan), tous les jours entre le 8 et le 17 juin, de 15h à 19h.

Exposition RENUMAR, du 8 au 17 juin 2018