Monsieur, j’ay receu vos lettre par Monsieur de Corbeil. Je ne merite point tant de remercymants, ne vous faisant ny au vostre tant de service comme je desirerois m’avoir le moyen. Monseigneur de La Forest(1) m’a mis antre les mins les lettres adresante a ceux de Concresaust, lesquelles j’ay envoié et n’an ay point heu de reponce. Je l’atans. Je croy que Madame de Mauvissiere(2) vous ara peu dire asés de fois comme mondit seigneur de La Forest n’esme nulemant a faires ces affaires ny celles d’autruit son esprit est alleur en chosse plus belles de fason qui me trouve bon que luy ayés adresay toute ces lettres et charge d’anvoier a Concresaust ce qui ne veust faire pour ne si vouloir enbrouller et m’a dit pour vous le mander qui l’est d’avis si l’est besoing que vous y envoiés quelqu’ung des vostre en qui vous fiés et qui ne faust douter que quant Lalemant voira que vous serés d’acord de vostre reconpance il voudra entrer a Concresaust et a tout cela il n’an veust avoir la teste rompue ny si embroullee. Bien trouvet il bon que fasiés vos affaires ainssi que desirés et sera tousjours bien aysse que les fasiés bien. Je vous prie, Monsieur, ne trouver mauvais si je vous an escris de ceste fason ce que j’an faist c’est pour vous avertir comme je dois de ce qui plaist a Monseigneur de La Forest qui me l’a coumandé a fin quy ne s’an prist a moy si a l’avenir vous le chargiés encore de faire vos afaire qui ne trouveroit bon et panseroit que je ne vous arois escrit se que desus mesme il dit vous l’avoir dit luy mesme et pour ce que je say que le voulés contanter coume un père tel que cetuy la qui le merite, je m’asure que ne trouverés mauvais si je vous en escris si libremant. J’ay su que Madame de Mauvissiere ne ce porte point bien ; je panse que l’er de Berry luy seroit bon et la remetroit si elle y avoit passay si mois je vous diray sans vostre meilleur avis qui me samble qui faust songer surtout a sa santé et non tant aus affaires que l’on an soit pis non que je say qu’elle est tres bien mais le chagement d’air en mon avis luy seroit tres bon. Vous et elle en ferés comme il vous plaira. Castelnau ce porte for bien, Dieu mercy, et estudie bien comme dit son maistre. Monseigneur de La Forest revint hier de Breullamenon(3) lequel ce porte tres bien Dieu mercy. Et sur ce je finis an vous baisant tres humblement les mins, priant Dieu, Monsieur, vous donner en santé longue vie. De Bourge , ce XVe desanbre.

Post-Scriptum. S’il vous plaist, madame de Mauvissiere trouvera issi mais bien humbles recommandasions a ses bonne graces. Comme j’escrivois la presante, Monseigneur de La Forest m’a mandé qui la prie de luy anvoier des lunetes sy elle en a ; je nay loisir de luy faire une lettre a part car ce porteur me haste. Celle sy sera pour vous deux s’il vous plist. Je luy ay escrit par le dernier cochier.





Notes :

(1) Jacques Bochetel, seigneur de Breulhamenon, maître d'hôtel du roi depuis 1563. Il n'est plus seigneur de La Forest Thaumier depuis 1560. — (2) Marie Bochetel, fille de Jacques Bochetel. — (3) Actuellement, Plou .



text encoding initiativePowered by XTF
Centre d'Études Supérieures de la Renaissance
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence
Si vous utilisez ce document dans un cadre de recherche, merci de citer cette URL :
http://renumar.univ-tours.fr/xtf/view?docId=tei/TIPO636123.xml&doc.view=print;chunk.id=n1
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 (CC BY-NC-SA 4.0).
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 (CC BY-NC-SA 4.0)