Jean Debeyne, écolier étudiant en l’Université de Paris , donne à titre de donation irrévocable entre vifs à honorable homme Marin Germain, marchand, bourgeois de Paris
, trente-deux perches de vigne en une pièce, sises à Sucy-en-Brie
au lieudit La Hutte aux moines appartenant aud. Debeyne par l’acquisition qu’il en a faite de Jean Laigneau, marchand boucher demeurant à Paris
et Marguerite Bouhourt, sa femme, par devant Cothereau et Lenormant, le mercredi 1er octobre 1550, tenant d’une part à la totalité des 32 perches à Germain Collin, d’autre part à Robert Mariot, aboutant d’un bout par le bas à Jean Cheron le Jeune et d’autre bout par le haut aux héritiers de Pierre Fortier, en la censive des doyen, chanoines et chapitre de Saint-Maur-des-Fossés
, chargées envers eux de 32 deniers parisis de cens ; en outre led. Debeyne lui donne la somme de 19 livres t. que lui doivent led. Laigneau [Lagneau] et sa femme, comme ayant droit par transport de Jean Le Tac [Letac], vendeur de vins à Paris
, restant de la somme de 50 écus d’or soleil, ainsi que les dépens faits à la poursuite, tant par led. Debeyne, ainsi qu’il apparaît dans la transaction que Debeyne a délivrée aud. Germain. De tout cela Jean Debeyne fait « led. Germain vray acteur, procureur, pourchasseur, receveur et quitteur » et le subroge du tout en son lieu.
Ce don, cession et transport faits à la charge de la faculté de réméré accordée aud. Laigneau et à sa femme de retirer les 32 perches de vigne, selon les termes de la transaction. En outre, pour « la bonne et vraye amour » que led. Debeyne porte aud. Germain, il lui cède tous ses droits ; les parties entendent que ces présentes soient enregistrées au greffe de la prévôté de Paris et ailleurs où il appartiendra, et, pour ce faire constituent leurs procureurs, à savoir led. Debeyne, maître Étienne Duboys et led. Germain maîtres [blanc].